A closer look at the pornography of existence

Wednesday, May 17, 2006

Sourcils, Soucis & Souris

Je ne sais pas si ça sera intéressant pour vous.

J'ai toujours été proprement fasciné par les sourcils.  Quand je croise quelqu'un qui propose aux regards un "unisourcil" au-dessus de ses yeux, je suis toujours sous le choc.  Et j'ai découvert un truc infaillible quand on prend quelqu'un trop au sérieux.  Il suffit de regarder cette personne à l'envers, et de s'imaginer que ses sourcils sont une moustache.  Disons que ça donne une perspective toute différente !  Difficile, cependant, de justifier que l'un de vous deux soit à l'envers.



Difficile aussi de vous expliquer pourquoi j'aborde mes délires avec ça aujourd'hui.

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Les soucis sont-ils le "sel de la vie" ?  On croirait rester tranquille, et voilà qu'ils rappliquent.  Moi, en tout cas, je m'en passerais bien.  Surtout de ceux qui sont d'ordre financier, en fait.

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Je ne sais pas si je devrais plutôt utiliser le terme "mulot".  Quand j'habitais sur Fullum avec Pat, on a eu toutes sortes de problèmes animaliers, ou du moins, du type "bestiole qui bouge et qui dégoûte les demoiselles".

On a tout d'abord eu droit à une invasion de fourmis.  Petites choses inoffensives, elles envahissaient notre garde-manger, rendant toute tentative de se faire des muffins sans protéines tout à fait vaine.  Nous avons essayé divers types de trappes, jusqu'à ce que nous fassions un gros investissement avec des "pastilles" ultra efficaces qui ont fini par exterminer toute la colonie.  Du moins je l'espère pour les locataires actuels.

Nous avons un peu plus tard fait la rencontre d'une souris, que nous n'avons jamais baptisé.  Et je ne l'ai personellement jamais vue, du moins jamais avant de la trouver écrabouillée dans une trappe, les yeux éjectés de leurs orbites, au bout d'une traînée de sang qui avait taché le tapis.



Pat la rencontrait toujours dans la cuisine, tard le soir.  Il ouvrait la lumière et l'apercevait là, sur le comptoir, momentannément figée par l'intensité soudaine de l'éclairage.  Personne n'est assez rapide pour attraper ces bestioles.

La rumeur a dû courir dans le monde animalier que nous traitions bien nos invités, car quelques semaines plus tard une autre souris est venue se joindre aux festivités, et nous l'avons capturé de la même façon, sauvage et sans se salir les mains; cette fois-ci, cependant, elle n'est pas restée sous le métal de la barre qui lui a brisé l'échine.  Nous l'avons retrouvé presque un mètre plus loin, au milieu du salon, couchée sur le côté comme un chien qui dort.

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Le cinéma canadien anglais a généralement une réputation calamiteuse, qui a peut-être quelque chose à voir avec les exigences scénaristiques de Téléfilms Canada, mais je ne m'avancerai pas sur ce terrain boueux aujourd'hui.

Il vous suffira pour comprendre ma perplexité de savoir que j'ai visionné hier, dans le confort de mon salon, le thriller THE DARK HOURS.



Huis-clos glauque et magnifiquement photographié, le film raconte l'épopée de Sam, une psychiatre avec une tumeur au cerveau qui vient de reprendre sa croissance après une rémission de deux ans.  Elle traite de dangereux criminels et lorsque l'un d'eux la suit jusqu'au chalet où elle a rejoint son mari et sa petite soeur, les choses commencent à mal tourner.

Il y a quelque chose de mou dans la construction narrative et dans la performance des acteurs, qui nous donne l'impression que le film est décalé de la réalité, et la photographie vaporeuse n'arrange rien.  Si un événement, par exemple, est supposé durer 30 minutes dans le scénario, rien dans la réalisation ne nous laisse le deviner - les repères sont malhabiles et l'impression que l'on retire de l'ensemble, donc, en souffre grandement.

Il faut dire que les acteurs ne sont pas non plus très convainquants.  Même les moments de violence rédemptrice semblent avoir été pensés en fonction du manque de budget, et ne fonctionnent qu'une fois sur deux.  Et le "méchant", interprété par Aidan Devine, qui est pourtant là pour éliminer la compagnie malgré son insistance qu'il est là pour "jouer" et donner des leçons, nous est presque sympathique.  Pas très réussi comme pari.  Nous découvrirons subséquemment qu'il y a une raison derrière ce dernier détail, mais en attendant, le climat s'en trouve fortement affecté.

On se demande comment Kate Greenhouse, qui interprète le rôle principal, malgré un fort joli minois, a pu râfler le prix d'interprétation féminine au dernier festival Fantasia.

Je ne regrette en rien d'avoir investi 1h20 de ma vie dans cette expérience, mais peut-être en ira-t-il autrement de vous.

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